Ecrire pour Exister

J’ai souvent pensé avoir besoin d’une thérapie.

Non pas que je sois particulièrement maniaque ou dépressif. Reste toutefois ce besoin, quasiment irrespirable, d’envisager chaque minute de mon existence comme une énigme à résoudre et de l’écrire. Et c’est une vraie torture quotidienne que celle d’analyser chaque grain de sable s’écoulant du sablier inéluctable de la vie.

Alors, j’ai envisagé de rencontrer des professionnels. Une séance, ou deux. Pour voir. Mais je n’ai jamais fait le pas en réalité. Ce serait, en mon âme torturée, une forme d’acceptation d’un problème, qui, au demeurant, n’est pas si insoluble que cela. En tout cas, je me sens aujourd’hui en total contrôle de cet état psychologique. Je vis avec et j’apprends tous les jours à l’accepter.

Pourtant, j’ai bien conscience qu’évacuer la frustration inhérente à cette masturbation mentale permanente est nécessaire à mon propre bien être, mais également à celui de mes proches. J’ai pris pour cela l’habitude de coucher par écrit tout ce qui peut sortir de cette organe cérébral maintes fois trituré.

J’ai épuisé des cahiers, des carnets, des feuilles. Je suis le roi des tailles crayons et de la sténographie informatisée. Je connais les moindres petits secrets des traitement de textes pour enrober ma prose d’un cadre attirant.

Ensuite, au choix, je supprime, je déchire, ou je stocke dans un coin dont je suis seul à connaître l’existence. Certains se défoulent sur un punching-ball, moi, mon exécutoire, il se trouve dans les mots.

Le fond en vaut-il la peine ?

Probablement pas. Je ne m’attribue pas les compétences d’un Nobel de littérature, ni la capacité analytique d’un expert quelconque. La seule chose que je concède à ces élucubrations, c’est qu’elle sont mon « moi » extériorisé. Mettre en forme ce que mes tripes me soufflent à longueur de temps, c’est une façon d’être, réellement, sans filtre et sans détours.

Et, Bon Dieu, ça fait du bien d’être soi !

Avec le temps, l’ambition se fait plus certaine. Et si, après tout, ma logohrée avait un quelconque intérêt ? Je ne ferai pas avancer l’univers, c’est certain. Mais peut être qu’au plus profond de moi même, j’ai envie de partager cette folle introspection personnelle. J’ai conscience qu’il y a là un véritable danger : celui de confronter son ego à la foule. Néanmoins, je ressens ce besoin impérieux d’aller au-delà du confort existentielle d’écrire pour soi.

Me voilà donc, nu et vierge, devant vous, prêt à écrire.

Je ressors de vieux feuillets, je repense à de vieilles histoires. Je peaufine, je corrige, j’améliore, j’invente. Surtout, je soumets, cette fois.

Mon avis est peut-être dénué de toute valeur. Mes histoires sont potentiellement inintéressantes. Mais c’est bien moi que je mets à jour ici. Moi, et seulement moi. Tout ce que vous pourrez lire ici sort directement de ma tête. Tout est imaginé, décortiqué, analysé et publié.

Ne soyez pas trop durs avec moi. Ou au contraire, soyez impertinents. Restez vous même. Appréciez ou détestez. Peu importe. Ce qui compte au final, c’est que vous me voyez, tel que je suis, tel que j’aimerais être et, qui sait, tel que je serai peut être un jour.

By | 2018-03-08T12:31:35+00:00 mars 4th, 2018|En Vrac|1 Comment

One Comment

  1. Anouck 14 avril 2018 at 15 h 19 min - Reply

    Bonjour,
    J’aime beaucoup ce que vous écrivez.
    Ne vous torturez pas, écrivez!
    Il en restera certainement quelque chose de bien et d’intéressant.
    Au plaisir de vous lire encore
    Anouck

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